


Assistance par tierce personne à Lille
Le taux horaire à 23 euros, un enjeu majeur face aux compagnies d’assurance
L’indemnisation de l’assistance par tierce personne cristallise les tensions entre certains assureurs et les avocats de victimes, notamment sur la question du taux horaire. Récemment, les tribunaux locaux ont examiné des dossiers où les victimes, souvent gravement handicapées, réclamaient 24 euros de l’heure pour l’assistance temporaire et définitive, tandis que les assureurs s’arc-boutaient sur un montant nettement inférieur de 13 ou 14 euros.
Un taux horaire révélateur des besoins réels des victimes
Loin d’être un détail, le taux horaire de l’assistance par tierce personne impacte directement le montant de l’indemnisation. À Lille, la jurisprudence la plus récente tend à établir un tarif de 23 euros de l’heure, reflétant l’augmentation progressive des coûts (18 euros en 2018). Ce taux vise à couvrir les besoins des victimes, en tenant compte de la complexité des tâches à accomplir et du coût de la vie.
Les assureurs persistent à sous-évaluer les préjudices
Malgré cette tendance jurisprudentielle, les compagnies d’assurance persistent à proposer des indemnités basées sur des tarifs obsolètes (13-14 euros de l’heure en amiable). Elles jouent sur la longueur des procédures judiciaires pour dissuader les victimes de faire valoir leurs droits, sachant pertinemment qu’elles seront condamnées à payer des montants plus élevés mais à terme.
L’évaluation des besoins prime sur la production de factures
Fort heureusement, l’indemnisation à hauteur de 23 euros de l’heure ne dépend pas de la production de factures. Il est fréquent que les victimes, ayant sollicité l’aide de leur famille, n’en disposent pas, ou n’aient pas eu les moyens de recourir à des prestataires extérieurs. Les juges lillois se concentrent sur l’évaluation des besoins réels des victimes, garantissant ainsi une indemnisation équitable.
Conclusion : un combat permanent pour la dignité des victimes
Le taux horaire de l’assistance par tierce personne est un enjeu important dans les litiges corporels. Il est regrettable que certains assureurs préfèrent sous-évaluer ceux-ci, au lieu de reconnaître les besoins des victimes. Cet acharnement nuit à la dignité de celles-ci, alors même que les juges finissent par les faire condamner à payer davantage.

